Etre vu et reconnu avec la Communication NonViolente

Etre vu et reconnu avec la Communication NonViolente

J’ai longtemps couru après la reconnaissance des autres. Même si encore aujourd’hui, j’aimerais que certaines personnes reconnaissent ce que je suis et ce que je fais, je vois que ce n’est plus tout à fait pareil. Car avec la Communication NonViolente, j’ai découvert que je pouvais nourrir moi-même mon besoin de reconnaissance. Non seulement que je pouvais, et c’est même devenu une nécessité !

J’ai couru après la reconnaissance pendant des années avec mon métier de chanteuse d’opéra. J’ai couru les quatre coins de l’Europe pour qu’on reconnaisse mon talent. Et cela n’a, par chance, pas fonctionné. Ça m’a permis de connaître la CNV et de commencer un jour à reconnaître moi-même ce que je faisais. Mon petit travail de fourmi pour amener les autres vers leur voix, la magie de cet instrument que nous avons tous dans la gorge, côtoyer l’intimité des poètes et des compositeurs classiques, lire les émotions sur les visages des spectateurs suspendus à ma voix ! Et ma vie est devenue beaucoup plus savoureuse. Et je n’ai plus eu besoin de chercher la reconnaissance des autres.

Et il y a 13 mois j’ai donné la vie. Et j’ai encore eu une belle leçon pour la reconnaissance. J’ai donné toute mon attention à ce petit être, nuit et jour. Ce travail dans l’ombre, personne ne le voit. C’est le plus banal qui soit, s’occuper de son bébé, personne ne le reconnait. Alors que dans la fatigue, dans la solitude du postpartum, dans les doutes qui assaillent la jeune maman, j’aurais vraiment bien eu besoin que quelqu’un reconnaisse.

Alors j’ai repris la base de la CNV : commence à nourrir toi-même tes besoins. J’ai commencé à me dire que ce que je faisais était ajusté, en cohérence avec mes valeurs. J’ai commencé à me féliciter, à prendre la mesure de tout ce que j’accomplissais. J’ai commencé à voir que tout ce que je donnais à mon petit était inestimable. Je m’envoyais des cartes postales que je m’écrivais à moi-même, pour m’encourager et me dire que j’étais fière de moi.

En fait, quand j’ai tellement besoin que quelqu’un voie, mesure et reconnaisse… ce quelqu’un, c’est moi ! Qui d’autre, mieux que moi, peut prendre la mesure avec autant d’exactitude de ce que je vis ?

Et petit à petit, la reconnaissance est venue de l’extérieur. Des petites pépites que j’ai su entendre, qui étaient surement partout autour de moi et que je ne voyais pas. La plus touchante est celle de ma grand-maman, Tétaine, 92 ans, qui n’a plus toute sa tête. Tout à coup, elle est sortie de son brouillard et m’a regardée d’un regard si doux : “Tu te lèves toutes les nuits pour lui, n’est-ce pas ?!“ Difficile de transcrire cette phase venue de je ne sais où, une intuition, le souvenir de ses propres maternités, mes traits tirés d’épuisement ? Il y avait dans son ton, dans ses yeux et dans son non verbal, la véritable prise de mesure de ce que ça représente.

Beaucoup de moments dans la vie sont difficiles parce que je cherche la reconnaissance, parce que l’autre cherche la reconnaissance. Ce qui rend cela si difficile aussi, c’est que je suis dans la stratégie unique : je veux que telle personne reconnaisse. Personne ne me doit de la reconnaissance. Personne ne me doit rien, d’ailleurs. Et pourquoi attendre des autres quelque chose que je ne me donne déjà pas à moi-même ?

Ce n’est plus le connais-toi toi-même de Socrate, c’est le reconnais-toi toi-même !

Et toi ? Comment se porte ton besoin de reconnaissance aujourd’hui ?! Comment peux-tu commencer ou continuer à nourrir ton besoin de reconnaissance ? Et si je te soutenais pour cela avec une séance d’empathie ? Contacte-moi pour fixer un rendez-vous !