Comment j’ai perdu du poids avec le soutien de la Communication NonViolente®

Comment j’ai perdu du poids avec le soutien de la Communication NonViolente®

Elle a jeté un regard sur mon ventre. Elle a cru y deviner une vie qui serait là-dedans. Elle a trop bu, mais elle a encore assez de réactivité pour relever des yeux brillants de joie vers moi et commencer une phrase en beuglant : « Hé mais espèce de petite cachoti… ». Elle a dû percevoir le désespoir dans mes yeux, entendre le cri silencieux : « Naaaan, ce n’est paaaas ce que tu crois ! Nous allons être toutes les deux très mal à l’aise, si tu termines cette phrase ! » Elle s’est stoppée net et, dans l’agitation et le bruit qui règnent, je crois que personne ne l’a entendue, ni ne s’est rendu compte de quelque chose. Mais moi je suis là, avec ce gros ventre qui donne à croire que je suis enceinte…

C’est décidé, je commence un régime. C’est la goutte d’eau qui me décide. Le samedi suivant, je suis dans l’arcade du Programme. Je m’inscris. Je paie. Il me faut une méthode. On me pèse. On m’explique comment ça fonctionne. On me donne des brochures. Je descends pour ma première réunion. Il y a une coach qui m’accueille et une dizaine de femmes dans la salle. Je ressors un peu perdue, mais j’ai compris le système.

Une semaine plus tard, je fais la queue pour être pesée. J’ai crevé de faim toute la semaine. J’ai un peu le cœur qui bat en montant sur la balance. La coach prend mon dossier, regarde le résultat de la balance (que je ne vois pas) et fait le calcul : « Moins 1,7 KG !
– Quoi ?! J’ai perdu 1,7 KG en une semaine?!
– C’est exact !
– Mais c’est incroyable !
– Comment ? Vous n’avez pas confiance en le Programme ? »

Je descends de la balance, je n’en reviens toujours pas… Je vais à la réunion un étage en dessous. La coach me félicite devant tout le monde de mon début brillant avec le Programme. Elle me demande quel est mon objectif pour la semaine prochaine.
« Je veux perdre 500 grammes.
– Ah, bon ?! Mais vous avez perdu 1,7 KG cette semaine et vous ne voulez perdre que 500 grammes cette semaine ?
– Oui ! » Et dans ma tête : « J’irai à mon rythme. Je perdrai 500 gr par semaine et j’aurai 10 KG en moins dans 5 mois. Qui va piano va sano. »

Et c’est ce que j’ai fait. Avec ténacité, détermination, des qualités que je me reconnais et qui me soutiennent. Grâce à la méthode du Programme pour l’aspect nutritionnel, mais pour l’accompagnement émotionnel de ces cinq mois, j’ai beaucoup de gratitude pour la Communication NonViolente (CNV). Sans la CNV, je ne serais jamais arrivée à perdre du poids. Je ne sais pas comment font les autres participantes du Programme, parce que les coachs, à part la punition et la récompense, n’ont aucun outil digne de ce nom pour nous soutenir.

Ce que j’ai réussi à faire avec la CNV c’est justement de ne pas me faire de reproches et de ne pas me taper dessus lorsque ça devenait difficile. La CNV nous invite à la conscience et à l’accueil de ce qui se passe en nous, et cela surtout quand nous sentons des élans différents à l’intérieur de nous.

Ce ne sont pas les semonces ni les félicitations qui m’ont soutenue quand j’étais toute seule chez moi sur le point de craquer pour un truc super calorique. Ce ne sont pas les semonces ni les félicitations qui m’ont soutenue quand j’étais à une fête avec une table croulant sous les plats délicieux. Ce qui m’a soutenue dans ces moments, ce sont la conscience et l’accueil de ce qui se passait en moi. D’un côté, je me trouvais trop grosse, trop lourde, je n’avais plus d’énergie. Quelque chose en moi avait une furieuse envie que ça change. D’un autre côté, la nourriture m’apportait une telle douceur et venait combler un tel manque existentiel, que quelque chose d’autre en moi avait envie de manger. Je ne peux pas vous dire le nombre de fois où je me suis assise avec ces deux êtres qui coexistaient en moi :
– « Toi tu as très envie de t’envoyer tout le St-Félicien avec du pain, hein ?
– Oui…
– Ça ferait tout doux à l’intérieur, hein ?
– Oui…
– Ça viendrait comme remplir une sorte de vide ?
– Oui…
– Je comprends… et en même temps, est-ce que tu vois qu’on se trouve trop grosse et que là on fait beaucoup d’efforts pour perdre du poids, tu le vois ça ?
– Oui…
– Et du coup, par respect pour tous les efforts qu’on fait, c’est pas tout à fait OK que tu manges tout le St-Félicien ce soir, tu comprends ?
– Oui…
– Alors est-ce que tu es d’accord qu’on en mange juste un petit bout et qu’on s’apporte de la douceur autrement ?
– Oui…
– Tu as une idée de comment ?
– Oui, en regardant un film …
– Cool, ça fait pas grossir, ça ! »

Et voilà une petite victoire de gagnée… Et c’était souvent, pour le fromage, le chocolat, le pain, les pâtes, tout ce qui est si bon mais que pour un temps j’avais à cœur de manger en plus petite quantité. Au lieu de taper sur la tête de celle qui en moi a envie de manger, au lieu de chercher à l’anéantir, je l’accueille. Je prends mon temps, je regarde ce qui se passe en moi. J’accueille, je reconnais, j’entends les besoins en jeu et je cherche la coopération. C’est cela la NonViolence, elle commence à l’intérieur de nous !

Sans le dialogue avec ces différents êtres en moi, sans voir quels besoins étaient en jeu, et sans avoir les moyens de les nourrir autrement, je ne sais pas comment j’aurais tenu cinq mois et comment j’aurais perdu 10 KG.

Et voilà qu’un jour je me trouve jolie dans le miroir d’une cabine d’essayage. Je tente d’enfiler des petits shorts, et je me dis en me regardant : « Mais oui, je peux mettre ça ! » C’est la révolution… Je suis fière de moi, je me sens bien dans mon corps et pleine d’énergie.

Je n’ai jamais repris de poids, parce que je suis toujours en connexion avec celle que j’ai été qui souffrait de son poids et avec celle qui a fait tellement d’efforts pour relever ce défi. Je ne les oublierai jamais. J’adore manger et aujourd’hui j’en profite, et si je mange trop plusieurs repas de suite ou si je mange trop de sucre, il y a une petite voix qui vient de mon cœur et qui me demande : « Tu es sure ? ».

Je suis consciente que la perte de poids dépend d’un grand nombre de paramètres tels que l’âge, l’état de santé, la prise de médicaments, le métabolisme, etc… Et en même temps, nous avons tous cette possibilité en nous, de trouver les ressources pour relever notre défi, quel qu’il soit. Et parfois, nous avons besoin de soutien pour découvrir et nous connecter à nos ressources. Si vous souhaitez perdre du poids, je vous accompagne volontiers dans cette démarche avec la Communication NonViolente pour tout ce qui concerne l’aspect émotionnel. Cet accompagnement serait complémentaire avec une démarche auprès de votre médecin, d’une nutritionniste ou avec un programme pour mincir. N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations !